Test
Keeper images Test (1)

TEST Keeper : quand un phare apprend à marcher... et à émouvoir

par

Un voyage silencieux, étrange et profondément humain, où la lumière devient langage.

Un tableau vivant entre Dali, Pixar et rêve éveillé

Derrière son concept improbable (un phare qui se détache de son socle, se dote de jambes et part à l’aventure), Keeper cache bien plus qu’une curiosité visuelle. Développé par Double Fine, le jeu se présente comme une expérience contemplative et sensorielle, sans dialogue ni interface intrusive, qui nous invite à explorer un monde surréaliste rongé par une étrange corruption. Dès les premières minutes, Keeper pose son ton... Nous ne sommes pas là pour sauver le monde à coups d’épée ou de fusil, mais pour le comprendre, l’éclairer et, peut-être, le réparer. Une proposition déroutante au départ, presque trop sage, avant de révéler peu à peu une richesse créative insoupçonnée.

Keeper est une claque artistique permanente.

Keeper images Test (4)Commençons avec la partie qui saute aux yeux, les graphismes. Alors, cela donne quoi ? Eh bien visuellement, Keeper est une claque artistique permanente. Le studio revendique une inspiration surréaliste, et cela transpire dans chaque recoin de ce monde étrange, organique, parfois inquiétant, souvent sublime. Les paysages semblent peints à la main, avec un léger effet pictural qui donne l’impression de traverser une toile en mouvement. Montagnes tordues, falaises courbées, créatures improbables aux yeux globuleux... tout évoque un mélange improbable entre Salvador Dali, L’Étrange Noël de Monsieur Jack et certaines séquences contemplatives de 2001, l’Odyssée de l’espace. Le phare lui-même est une réussite absolue ; massif, bancal, mais incroyablement expressif. Sans visage, il parvient pourtant à transmettre la peur, la curiosité ou la détermination par de simples animations.

Cette maîtrise artistique est renforcée par une mise en scène extrêmement soignée. La caméra, volontairement contrainte, cadre chaque plan comme un film d’animation. Presque chaque arrêt sur image pourrait être imprimé et accroché au mur. Certaines séquences visuelles, notamment dans la seconde moitié de l’aventure, flirtent avec l’abstraction pure et proposent des moments que nous n’avions tout simplement jamais vus ailleurs dans le jeu vidéo. Tout n’est pas parfait pour autant puisque quelques transitions maladroites entre cinématiques et gameplay cassent parfois l’immersion, et certaines animations secondaires paraissent plus raides que le reste. Mais ces aspérités n’entachent jamais l’identité visuelle globale, qui reste l’un des plus grands atouts du jeu.

redacteur vignetteMartial DUCHEMIN
Rédacteur en chef - Spécialiste Japon
Résident au Japon qui a trois passions dans la vie : les jeux vidéo, les figurines, et la bouffe. Adore les balades à Akiba, le retrogaming, et les salles d'arcade. Ma vie est vouée à Dragon Ball.
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Commenter 1 commentaire

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DplanetHD
Pour moi Keeper a été une très grosse claque, et vraiment un de mes jeux préférés de 2025…

Malheureusement un excellent jeu absolument pas marketé correctement, ni soutenu par Microsoft lors de sa sortie…
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