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CINEMA - Tomb Raider : un film entre fan service et classicisme (Critique)

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Calqué sur le reboot vidéoludique des aventures de Lara Croft, le film Tomb Raider remet au goût du jour l’univers de l’archéologue la plus célèbre du jeu vidéo. Une bonne intention qui risque de ne séduire que les plus fans.

Lara Croft est une jeune femme sportive, aventurière, rebelle… et en galère financière. Traumatisée par la disparition mystérieuse de son père, 7 ans plus tôt, elle vit de petits boulots à Londres plutôt qu’en riche héritière de l’immense empire Croft. Un jour, visiblement mieux fait qu’un autre, elle consent cependant à accepter la mort de son paternel pour que son testament soit révélé. Là, Lara découvre où et pourquoi son père a disparu : consumé par l’envie de découvrir la tombe de la reine Himiko, surnommée la Mère de la Mort, Lord Richard Croft est parti à sa recherche sur une île située en plein cœur de la mer du Diable. Ni une ni deux : Lara décide de partir sur les traces de son père, pour comprendre ce qui lui est arrivé, et finir son travail.

Ce classicisme se retrouve à chaque simili rebondissement du long-métrage, qui enchaîne les clichés du film d’aventure lambda, vu et archi revu au cinéma.

Scénaristiquement, ce Tomb Raider filmique cuvée 2018 est un mélange des intrigues de Tomb Raider et Rise of the Tomb Raider, soit les deux jeux développés ces dernières années par Crystal Dynamics. La partie tournant autour de la reine Himiko est ainsi tirée du premier volet du reboot, tandis que la présence de l’organisation Trinity sur l’île de Yamatai fait écho à la menace présente dans le second jeu.

Premier problème avec ce choix scénaristique : la menace qui s’oppose à Lara est très classique, à savoir des mercenaires armés jusqu’aux dents, dirigés par un illuminé aux motivations guères compréhensibles (campé par Walton Goggins, comme toujours relégué au rôle de méchant). Oublions donc le côté « seule face à elle-même » qui faisait le sel du reboot du jeu, pour se focaliser sur une quête bien plus lisse, à savoir celle qui oppose le besoin de vérité et le profit. Et, c’est fort dommage, car s’envole avec ce choix l’occasion de développer psychologiquement le personnage, et creuser intelligemment ses origines.

Tomb raider le film 003

Ce classicisme se retrouve à chaque simili rebondissement du long-métrage, qui enchaîne les clichés du film d’aventure lambda, vu et archi revu au cinéma. Difficile de ne pas penser aux Indiana Jones, évidemment. Mais, autre problème : Tomb Raider se prend terriblement au sérieux, et même quand il ose quelques pointes d’humour, cela donne l’impression que c’est pour souligner son propre festival de surenchère, probablement destiné à pimenter un scénario tenant sur une serviette en papier.

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Jaiden
J'aime beaucoup les nouvelles critiques sur GG. La note est sévère mais terriblement compréhensible. Hâte d'avoir le retour sur Player One parce que je ne sais pas si je me décide ! Le monde du JV est à l'honneur en ce moment mais pas toujours bien respecté.
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Eric de Brocart
Jaiden Wrote:J'aime beaucoup les nouvelles critiques sur GG. La note est sévère mais terriblement compréhensible. Hâte d'avoir le retour sur Player One parce que je ne sais pas si je me décide ! Le monde du JV est à l'honneur en ce moment mais pas toujours bien respecté.


Merci de le signaler. Audrey et Séverine sont toutes les deux heureuses de lire que vous appréciez leur travail et moi aussi.
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