Le nouveau jeu VR de nDreams tient-il ses promesses sur Quest 3, PCVR et PSVR2 ? Verdict sur une aventure verticale intense, entre parkour grisant et narration en retrait
L’ambition maximale de nDreams face à l’épreuve du terrain
Avec Reach, le studio britannique nDreams signe son projet le plus ambitieux à ce jour. Après The Assembly, Phantom: Covert Ops, Fracked ou encore Synapse, le studio s’attaque à un jeu d’action-aventure VR d’envergure, pensé pour exploiter pleinement les capacités du Meta Quest 3, du PCVR et du PlayStation VR2. Annoncé comme une expérience spectaculaire mêlant parkour, exploration verticale et combats à l’arc, Reach nourrissait des attentes élevées. Nous avons parcouru pendant de longues heures cette cité surgie des entrailles de la terre afin de vérifier si la promesse tenait réellement une fois le casque vissé sur la tête.
Reach ne cherche pas à simplifier l’expérience VR, il demande au joueur de s’engager physiquement et mentalement à chaque instant.
L’histoire nous place dans la peau de Rosa, une jeune femme projetée au cœur d’un événement cataclysmique en Amérique du Sud. Le sol se déchire pour révéler une cité antique oubliée, maintenue par des machines mystérieuses dont la défaillance menace l’équilibre du monde. Accompagnée d’Atlas, une statue vivante relayée par un drone, Rosa doit explorer ces ruines et réactiver les systèmes encore fonctionnels.
Sur le papier, le point de départ intrigue. Dans les faits, la narration peine à s’imposer. L’univers, pourtant visuellement impressionnant, reste étonnamment vide. Aucun véritable PNJ ne vient habiter ces lieux, laissant le joueur seul face à des décors réellement grandioses mais silencieux. Les échanges avec Atlas tentent de combler ce manque, sans toujours y parvenir.
Ce sentiment de solitude est partiellement compensé par une mise en scène efficace. Effondrements, structures instables et panoramas vertigineux donnent régulièrement l’impression d’évoluer dans un monde sur le point de s’écrouler. Reach pose ainsi un cadre spectaculaire, même si son récit reste en retrait par rapport à son potentiel.





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