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EDITO SPECIAL E3 2019 : le plan E3, entre fantasme et réalité

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Parlons E3 ! Qu’est-ce que cela évoque pour vous ? Cette question nous l’avons posée à quelques avertis avant le départ de la rédaction pour l’évènement et les réponses fournies nous ont fait comprendre à quel point ce qui reste aujourd’hui encore comme un des plus grands salons internationaux de jeux vidéo et loisirs interactifs alimente les fantasmes de chacun. L’E3 fait rêver, l’E3 fait envie, mais l’E3 a-t-il été cette année à la hauteur de l’imaginaire qu’il alimente ?

Souvent ramené à la sphère du sexuel, le fantasme a pour fonction de nourrir le désir à travers les représentations que nous pouvons avoir des choses. Mais revenons à l’essentiel et interrogeons-nous sur les facteurs qui peuvent alimenter la très sexy image que nous renvoie le démesuré salon. Au-delà des 60 000 m² d’exposition dédiés, c’est toute une ville et pas des moindres s’il vous plait qui se met au diapason du vidéoludique. Les hôtels entourant le Convention Center de Los Angeles sont occupés par les plus de 60 000 visiteurs attendus, mais aussi par les enseignes qui y organisent previews et soirées. Nous ne dirons rien de plus sur le sujet, mais même Sony, le grand absent de cette édition, y avait organisé en catimini un petit quelque chose de grande envergure.

Nous devons avouer que si les conférences n’ont pas envoyé du lourd comme attendu, les stands de cette année ont rivalisé de créativité.

Le premier facteur qui alimente le rêve est le sentiment d’exclusivité que la participation au salon nous confère. Nous sommes parmi les premiers à voir les images de ce qui est encore en incubation quelque part, caché jusque-là dans un studio à l'autre bout du monde, les premiers à pouvoir y jouer souvent sur des versions démo, à pouvoir échanger avec les développeurs, les premiers parfois comme cela a été notre chance à pouvoir toucher au prototype de la console qui sortira demain.

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Nous pouvons en parler, c’est officiel, le produit est dans les tuyaux et nous vous devons d’en faire écho. Difficile d’échapper à l’effet : « Eh oui nous y étions ! Ah bon pas vous ? » Cela n’est pas sans nous donner un sentiment de toute-puissance. Nous pourrions nous penser être uniques, et alimenter notre mégalomanie... Mais non, parce que dans les faits et depuis 2015, alors que le salon n’était accessible qu’aux professionnels, il est aujourd’hui ouvert au grand public, même si les places restent rares et chères (149 $ pour les 1 000 premiers et une centaine de dollars en plus pour les suivants, et à cela vous ajouterez le prix du séjour et du voyage). Enfin, parlons de ces professionnels du jeu, devant le nombre de médias, d’influenceurs et autres reporters en herbe, la sélection semble s’appauvrir au fil des ans et la population « média » se multiplie. Voilà de quoi rendre le lieu plus ouvert, l’influence plus grande, mais voici aussi de quoi désacraliser un mythe. Narcisse n'y aurait pas survécu, mais en ce qui nous concerne, nous nous en délectons.

Du show, du show et encore du show ! Le spectacle contribue au mythe ! Quand nous venons à l’E3, c’est aussi pour en prendre plein la vue, et là nous devons avouer que si les conférences n’ont pas envoyé du lourd comme attendu, les stands de cette année ont rivalisé de créativité. Une petite mention spéciale pour la figurine version XXL de Monster Hunter et l’univers féérique délicieusement ouvert de Final Fantasy VII qui nous ont vendu du rêve. Mais le show n’est pas juste dans les décors, car l’E3 est avant tout et doit rester une énorme fête du jeu vidéo plus qu’un lieu de pèlerinage.

IMG 6819L’interaction joueurs et développeurs, qui viennent chacun tâter la température, n’est jamais aussi forte qu’à cet endroit. Nous incarnons, nous vivons, nous évoluons dans les univers avec une facilité déconcertante, et avec à chaque fois le même étonnement. Voilà pour le bon côté des choses, mais dans les faits, c’est aussi des files d’attente à n’en plus finir pour accéder aux activités proposées, pour faire quelques photos, pour tester le dernier titre à venir... Mais l’attente ne participe-t-elle pas à nourrir aussi le désir ? Nous pourrions répondre très logiquement à l’affirmative, après tout,le succès d’une licence se mesure aussi par la taille de ces queues. N’en déplaise à Fornite dont le stand est resté peu fréquenté (il semblerait qu’Epic se soit heurté à la réalité de l’âge moyen de ses joueurs interdits de salon, car mineurs) et où l’attente est celle du joueur qui ne vient pas et qui laisse un espace complètement vide, de quoi faire mauvaise presse.

Cet E3 était un E3 de transition, qui nous mène encore plus vers les beaux jours du jeu vidéo et qui continue d’alimenter tous nos fantasmes.

Cessons la mauvaise foi et rendons-nous à l’évidence, la rédaction n’était pas hypée à l’idée de cet E3. Le manque cruel de sorties prévisibles en dehors des très attendus Cyberpunk 2077 et Final Fantasy VII Remake, et l’absence très remarquée de Sony dans les murs y étaient pour beaucoup. Pourtant, nous repartons satisfaits. Satisfaits d’avoir fait de belles rencontres, satisfaits d’avoir pu découvrir des produits de demain qui envoient du rêve, satisfaits d’avoir pu échanger et partager, satisfaits d’avoir été là, satisfaits de nous sentir privilégiés et satisfaits aussi de constater que cet E3 était un E3 de transition, qui nous mène encore plus vers les beaux jours du jeu vidéo et qui continue d’alimenter tous nos fantasmes. C’est certain, l’édition 2020 marquera le début d’une nouvelle ère, nous y serons et avons hâte de vous y emmener.

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