Test
Sherlock Holmes The Devil Daughter 09 04 16 007

TEST - Sherlock Holmes: The Devil's Daughter - Le diable est dans les détails

par

Sherlock Holmes: The Devil's Daughter : Deux ans après Crimes & Punishments, Sherlock enfile à nouveau sa veste pour de nouvelles affaires qui impliquent notamment sa fille adoptive Kate.

Pour sa huitième aventure chez FrogwaresSherlock Holmes doit gérer un nouveau personnage : Kate, sa fille adoptive.

Elle est au cœur du scénario de Sherlock Holmes: The Devil's Daughter, premier épisode à être exclusivement dédié à la nouvelle génération de consoles et aux PC. Ce fil rouge est néanmoins entrecoupé d'affaires majeures et sombres que le détective et son ami Watson devront résoudre, à travers un tas d'énigmes et de séquences utilisant des systèmes de jeu variés. La recette de la série a-t-elle cependant été suffisamment renouvelée pour susciter l'intérêt ? La réponse dans notre test !

Sherlock Holmes The Devil's Daughter 14 04 2016 screenshot 2
Achat chez notre partenaire

Commençons par la première chose que nous remarquons en lançant le jeu : ses graphismes. Oui, The Devil's Daughter est bien un jeu de dernière génération, avec des quartiers entiers à visiter, des lieux riches et détaillés à analyser, et des personnages bien modélisés. Oui, juste bien, car du côté des protagonistes, il y a quand même un manque de soin et de finition, notamment au niveau des animations faciales et des mouvements labiaux, ce qui nuit quand même beaucoup à l'immersion. Il en va de même pour les mouvements du corps lors des scènes plus dynamiques, un peu hachés et raides. Le pire reste cependant des défauts d'affichage, avec des textures qui mettent du temps à s'afficher, des éléments de décor qui traversent l'écran, et surtout d'impardonnables problèmes de framerate et de tearing.

Le titre s'évite souvent les complications techniques au détriment de la qualité narrative.

Sherlock Holmes The Devil Daughter 09 04 16 002Pour le reste, le travail est là, avec des environnements assez denses, un travail intéressant sur les lumières et des textures crédibles sur la majorité des éléments. Après, inutile de se mentir, le jeu se facilite le travail avec des décors étroits et clos, les lieux plus vastes étant vite redondants ou dotés de zones bâclées en termes de richesse et de détails. Les quartiers à visiter ont eux un charme certain, et nous plongent vraiment dans l'univers du XIXe siècle : dommage qu'ils ne soient pas davantage exploités et ne servent qu'à être traversés pour retourner dans des intérieurs parfois ennuyants ou des lieux plus exotiques un peu ronflants. Toujours du côté de la facilité, le titre s'évite souvent les complications techniques au détriment de la qualité narrative : vous serez par exemple poursuivi par un simple (et invraisemblable) pointeur de fusil et non un personnage affiché à l'écran, par exemple.

Autre chose qui frappe dès le début : le doublage français. Au-delà d'une désynchronisation labiale évidente et dérangeante, le jeu d'acteur n'est pas toujours très convaincant, pas forcément par faute d'énergie ou d'implication, mais plus par un ton souvent peu juste et des voix qui semblent trop détachées de l'environnement en termes d'effets sonores. Pour le reste, quelques ritournelles et bruitages font le travail, mais rien de mémorable à ce niveau-là.

Commenter 0 commentaire

Soyez le premier à commenter ce contenu !