Une préquelle généreuse, brutale et spectaculaire ? De quoi nous rappeler pourquoi nous aimons tant Gears of War.
Le Lancer n'a pas pris une ride, et il aime toujours autant tronçonner
Pas de grande révolution ici, et c'est probablement une bonne chose. Gears of War: E-Day reprend le fameux cover shooter à la troisième personne qui a fait la réputation de la licence. Se mettre à couvert, avancer entre deux barricades, arroser les ennemis, changer de position et recommencer. La recette est connue, mais elle fonctionne toujours aussi bien. Le plaisir ressenti lorsque le Lancer découpe un Locuste ou qu'un tir de Longshot fait disparaître une tête reste difficile à égaler.
Gears of War: E-Day reste très souvent construit autour de la même mécanique.
La nouveauté vient notamment des déplacements. Saut, glissade et possibilité de franchir certains obstacles sans devoir systématiquement s'agripper à un élément du décor rendent les déplacements plus souples. La glissade se montre particulièrement utile lorsque plusieurs ennemis nous prennent à revers et qu'il devient urgent de changer de couverture. Le saut paraît en revanche moins indispensable et s'oublie assez rapidement dans le feu de l'action. Ces nouvelles possibilités ne transforment pas la formule, mais elles lui donnent un petit coup de souplesse bienvenu. Les affrontements profitent également d'une belle variété d'ennemis. Certains foncent directement au contact tandis que d'autres cherchent à nous contourner ou à nous faire sortir de notre position. Les nouvelles créatures ajoutent leurs propres contraintes, obligeant parfois à modifier notre façon de combattre. Les combats les plus réussis ressemblent alors à un ballet particulièrement violent dans lequel balles, grenades, tronçonneuses et explosions se disputent la vedette.
Autre bonne surprise, l'intelligence artificielle des équipiers. Marcus n'a plus besoin de faire tout le travail pendant que ses camarades contemplent le paysage. Les alliés savent se repositionner, chercher une couverture et participer efficacement aux affrontements. Il est même possible de les regarder faire pendant quelques instants et de constater qu'ils sont parfois capables de mieux gérer une fusillade que nous. La campagne alterne toutefois les passages très linéaires avec quelques zones semi-ouvertes. Ces dernières permettent d'explorer des quartiers, de récupérer des objets, de découvrir des éléments de contexte et de réaliser quelques objectifs secondaires. Ces respirations sont particulièrement appréciables puisqu'elles permettent de souffler entre deux séances intensives de transformation de Locustes en passoires.
Le problème vient de la répétition... Malgré l'efficacité du système, Gears of War: E-Day reste très souvent construit autour de la même mécanique : avancer, trouver une zone de combat, se mettre à couvert, éliminer tout ce qui bouge, puis repartir. Certaines séquences et certains lieux sont même réutilisés, ce qui finit par se faire sentir au fil de la campagne. La formule reste excellente, mais elle aurait parfois mérité quelques respirations ou situations davantage différentes.






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