Une préquelle généreuse, brutale et spectaculaire ? De quoi nous rappeler pourquoi nous aimons tant Gears of War.
Un jour de l'Apocalypse pas comme les autres
La franchise est de retour ! Quatorze ans avant les événements du premier épisode, Gears of War: E-Day nous replonge au cœur de l'Emergence Day, le jour où les Locustes surgissent des entrailles de Sera et plongent l'humanité dans une guerre qu'elle n'était absolument pas préparée à mener. Développé par The Coalition et édité par Xbox Game Studios, ce nouvel épisode met en scène Marcus Fenix et Dom Santiago, accompagnés des nouvelles recrues Mags Carter et Lucas Reyes, au sein d'une escouade envoyée au milieu du chaos. Cette fois, pas besoin d'attendre plusieurs épisodes pour assister au début de la catastrophe, nous sommes directement aux premières loges lorsque Sera commence à partir en morceaux. Entre affrontements massifs, séquences plus intimistes et quelques zones semi-ouvertes permettant d'explorer les ruines de la civilisation, Gears of War: E-Day cherche avant tout à retrouver l'ADN des premiers jeux tout en apportant quelques ajustements à sa formule. bref, il est temps de vous en parler !
Beaucoup de muscles, beaucoup de métal, beaucoup de poussière et suffisamment de sang pour repeindre quelques rues.
Débutons avec ce qui vient titiller nos mirettes dès le départ, le sgraphismes ! Ici, Gears of War: E-Day fait exactement ce qu'un Gears est censé faire : beaucoup de muscles, beaucoup de métal, beaucoup de poussière et suffisamment de sang pour repeindre quelques rues de Sera. Grâce à l'Unreal Engine 5, les environnements profitent d'un niveau de détail particulièrement impressionnant, notamment lors des grands affrontements et des séquences spectaculaires. Certaines scènes donnent véritablement l'impression d'assister à la destruction d'une ville entière depuis le meilleur siège possible, celui avec une manette dans les mains.
La direction artistique sait également varier les ambiances. Les quartiers urbains ravagés restent évidemment dominés par les ruines et les teintes plus ternes, mais certains passages prennent une tout autre dimension avec des environnements souterrains baignés de lumière rouge, des forêts nocturnes éclairées par la lune ou encore des paysages beaucoup plus verdoyants. Le contraste entre le monde avant l'Emergence et celui que nous découvrons après le passage des Locustes fonctionne particulièrement bien.
Les personnages et les créatures ne sont pas oubliés, avec des modèles particulièrement détaillés et des monstres qui profitent pleinement de leur taille et de leur musculature démesurée. Les effets de destruction, les explosions et les gerbes de sang participent largement au spectacle. Globalement, le résultat reste franchement impressionnant, même si quelques défauts viennent parfois jouer les trouble-fêtes. Comme ? Le poping, les baisses de framerate et certains éléments qui apparaissent un peu tardivement rappellent que même Sera n'est pas parfaite. Lorsque la technique suit, le spectacle est franchement énorme ; lorsqu'elle décroche, difficile de ne pas remarquer les coutures.






Commenter 0 commentaire
Soyez le premier à commenter ce contenu !