TEST Fire Emblem: Fortune’s Weave, une épopée tactique démesurée qui tisse sa toile avec brio
par Martial DucheminQuatre héros, des dieux, une guerre, des dizaines et dizaines d’heures et suffisamment de stratégies pour faire chauffer quelques neurones.
Quand Fire Emblem voit les choses en grand
Développé par Intelligent Systems et édité par Nintendo, Fire Emblem: Fortune’s Weave propose une nouvelle aventure Tactical-RPG exclusivement pensée pour la Switch 2. L’histoire nous entraîne sur le continent de Dagda, où quatre héros aux destins radicalement différents se retrouvent impliqués dans les jeux héroïques de Dagsion. La grande force de cette production réside dans cette structure où les quatre destins finissent par s’entrecroiser pour former une seule immense fresque narrative, plutôt que de proposer quatre aventures complètement séparées. Et forcément, quand quatre héros ont chacun leurs problèmes, leurs alliés et leurs ambitions, les réunions de famille risquent rapidement de devenir intéressantes. Nous avons passé énormément de temps sur cette expérience, il est temps de vous en parler.
Une vraie personnalité à son univers.
Parlons peu, parlons bien, penchons-nous sur la partie visuelle. Alors ? Eh bien Fire Emblem: Fortune’s Weave affiche une ambition nettement supérieure à celle de plusieurs épisodes précédents. Le titre mélange une inspiration issue de l’Antiquité méditerranéenne avec des éléments de fantasy et même une petite touche de science-fiction, donnant à Dagda une identité particulièrement singulière. Le résultat fonctionne particulièrement bien grâce à une direction artistique colorée, des décors ensoleillés et une galerie de personnages immédiatement reconnaissables. Les quatre héros bénéficient de designs particulièrement travaillés, avec des costumes, armures et silhouettes qui regorgent de détails. Même les classes et les différentes spécialisations conservent une vraie cohérence visuelle, ce qui permet à chaque combattant de posséder une identité propre.
La réalisation gagne également beaucoup grâce à ses nombreuses scènes cinématiques et à la mise en scène des personnages. Les affrontements comme les moments dramatiques bénéficient d’une réalisation suffisamment spectaculaire pour donner de l’ampleur à cette histoire qui ne semble jamais avoir peur d’en faire trop. Les expressions, les portraits animés et les nombreuses interventions vocales permettent également de donner davantage de vie aux personnages, même si une partie importante des scènes narratives repose sur des décors récurrents et une mise en scène relativement statique. Ce choix est loin d’être rédhibitoire, puisque l’écriture et les dialogues parviennent généralement à maintenir l’attention.
Il faut également souligner la diversité des environnements, entre la capitale de Dagsion, les régions plus sauvages, les donjons et les différents lieux traversés durant les quatre parcours. Le titre réussit surtout à donner une vraie personnalité à son univers en mélangeant des influences qui pourraient sembler incompatibles sur le papier. L’ensemble possède ainsi une identité visuelle bien plus marquée qu’un simple nouvel épisode de Fire Emblem, avec ce mélange de mythologie, de fantasy et d’éléments futuristes qui donne parfois l’impression d’avoir jeté plusieurs univers dans une même marmite avant de constater, avec surprise, que la recette fonctionne.






Commenter 1 commentaire
Comme il n'y a pas grand chose sur switch 2, je me laisse tenter. J'espère l'apprécier, c'est vrai qu'il me semble bien charger. J'aime plutôt la simplicité dans le genre. Les derniers que j'ai fais, c'est final fantasy tactics remake et triangle strategy.
J'espére que j'accrocherais à celui-ci.