TEST Crimson Desert : nos impressions enfin là, nous l’avons testé avec la MAJ 1.02.00
par Martial DucheminUne aventure gigantesque qui impressionne autant qu’elle déborde. Il est temps de vous parler de cette nouvelle production.
Une claque visuelle, et un monde qui ne connaît pas de limites
Crimson Desert est un jeu d’action-aventure solo développé par Pearl Abyss, les créateurs de Black Desert Online. Ici, le studio coréen troque son ADN MMO pour une expérience solo monumentale, en s’inspirant ouvertement de références comme The Witcher 3, Red Dead Redemption 2 ou encore The Legend of Zelda: Breath of the Wild / Tears of the Kingdom. Nous incarnons Kliff, chef des Greymanes, plongé dans un monde fantastique après un événement tragique qui disperse son groupe. Entre exploration, combats, artisanat et gestion de camp, le titre propose une vision ambitieuse du RPG en monde ouvert... quitte à parfois en faire un peu trop. Nous avons clairement pris notre temps pour vous livrer nos impressions, arrêtons de palabrer et entrons dans le vif du sujet (attention, ça va être long).
Un terrain de jeu qui donne envie d’explorer sans jamais regarder la carte.
Commençons donc avec la partie visuelle. Alors ? Eh bien, Crimson Desert impose immédiatement son identité visuelle avec un monde ouvert dense, détaillé et particulièrement vivant. Le moteur maison de Pearl Abyss affiche des panoramas impressionnants, avec une gestion de la lumière et des effets climatiques qui donnent du relief à chaque environnement. Les paysages respirent, les décors fourmillent de détails et chaque région possède une véritable personnalité, renforçant cette sensation d’aventure constante. Entre vastes plaines balayées par le vent, villages animés et reliefs vertigineux, le titre ne manque clairement pas d’arguments pour séduire la rétine.
Les environnements de Crimson Desert participent largement à cette sensation de grandeur permanente. Chaque zone semble pensée pour être contemplée autant que parcourue, avec une profondeur de champ particulièrement réussie qui donne une vraie épaisseur au monde. Les lointains ne sont jamais de simples décors figés ; montagnes, forêts et villages restent visibles à perte de vue, renforçant cette impression d’un univers cohérent et continu. La gestion du relief, combinée à un level design vertical, pousse naturellement à lever les yeux et à explorer chaque recoin. Les effets atmosphériques (brume matinale, poussière portée par le vent, variations de lumière, etc) viennent sublimer l’ensemble et donnent parfois l’impression d’évoluer dans une peinture vivante. Ce travail sur la profondeur et les distances crée une immersion rare, où chaque panorama devient presque une récompense en soi.
Du côté des modes graphiques, l’expérience varie sensiblement. Le mode Performance, privilégiant la fluidité, déçoit malheureusement avec un rendu visuel en retrait. Textures moins fines, détails réduits et image globalement plus floue viennent ternir l’expérience, au point de casser une partie de l’immersion. Le mode Équilibré relève heureusement le niveau, proposant un compromis bien plus agréable avec une image plus propre et un niveau de détail convaincant tout en conservant une fluidité correcte. Ce mode apparaît rapidement comme une option pertinente pour profiter du jeu sans trop sacrifier ni les performances, ni le rendu visuel.
Mais c’est bien le mode Qualité qui amuse un peu plus la rétine. Ici, Crimson Desert dévoile tout son potentiel avec une image nette, des textures riches et une distance d’affichage un peu plus clinquante. Le monde gagne en profondeur, en précision et en impact visuel, offrant des scènes parfois spectaculaires. Le revers de la médaille reste toutefois une limitation autour des 30 images par seconde, ce qui peut frustrer dans les phases les plus dynamiques. En d’autres termes, l’ensemble force le respect. Crimson Desert parvient à rivaliser avec les plus grands du genre en termes d’immersion visuelle, avec un monde dense, organique et surtout incroyablement vivant. Un terrain de jeu qui donne envie d’explorer sans jamais regarder la carte.





Commenter 3 commentaires
Vous avez parfaitement cerné ce qu’est ce jeu: un titre fait par une équipe par encore au point sur tout, notamment sur sa natation, mais cette même équipe apporte l’essentiel: un dépaysement phénoménal, une liberté d’exploration et de découverte inouïe, une ambiance envoûtante… et chaque jour qui passe ils sont à l’œuvre pour améliorer ce titre d’ores et déjà hors du commun.
Pour moi c’est clairement une des claques de cette génération, sans problème.
Pour l’apprécier à sa juste valeur ceci étant il faut quand même y jouer sur PS5 Pro ou un bon Pc, le jeu est incroyablement magnifique dans ce cas et tellement envoûtant.
En effet ce test met bien en valeur le plaisir immense que l’on peut ressentir à parcourir ce monde de Crimson Desert, où l’exploration est irrésistible, où l’on a envie sans cesse d’aller voir un peu plus loin que cette colline, de poursuivre ce chemin un peu plus longtemps, d’être attiré par les nombreux puzzles environnementaux (pas toujours clairement présentés)…
Qu’est-ce que cela fait plaisir de ne pas être uniquement guidé par un pointeur de quête, mais au contraire tout le jeu nous pousse sans arrêt à oublier le pointeur pour nous aventurer sans arrêt dans d’autres directions multiples, et le plus souvent l’exploration est vraiment récompensée…
Sur PC Nvidia (musclé) le jeu est magnifique en 4K Cinematic, RT, RR, HDR, DLSS Qualité 4.0, FG 2x -à environ 100/110 fps depuis la version 1.02 (avec encore quelques problèmes sur les Modèles avec le DLSS)…
Après plus de 140h de jeu, je n’en suis encore qu’à la première région du jeu (!), et je ne ressens aucune pression : le jeu me laisse libre de le découvrir à mon rythme, la difficulté est bien mieux gérée qu’au début (après les patchs) même si Pearl Abyss vient d’annoncer que les futures mises à jour (avril à juin) apporteront aussi des modes de Difficulté réglables (qui permettront d’adapter le jeu aux souhaits/besoins de chacun, nous sommes tous différents)…
Donc vraiment bravo aux développeurs Pearl Abyss pour ce suivi incroyable de leur jeu !
Je ne crois jamais avoir vu des changements aussi rapides, aussi profonds/copieux, autant à l’écoute de la communauté des joueurs dans un jeu, c’est vraiment très impressionnant et donne aussi une très grande confiance en ce développeur à une période où tant de jeux sortent dans des versions cassées -et où les patchs correctifs mettent énormément de temps à sortir (et souvent ne sortent même jamais)…
Certes le jeu à des défauts, en particulier son ergonomie, mais cela s’arrange aussi au fur et à mesure des correctifs, et cela semble aller dans la bonne direction, en tout cas la confiance des joueurs est vraiment là…
Oui, l’histoire n’est pas vraiment incroyable, mais on le pardonne facilement tant cet univers est absolument fabuleux à parcourir, et tant le jeux invite au voyage, à la contemplation, à la découverte…
Et ce monde est rempli d’animaux, de personnages, de paysages, où tout est animé, à une vie, des actions, et même très souvent des interactions avec le joueur (par exemple quand le personnage les bouscule par inadvertance, vraiment très étonnant) : on se sent inclus dans le monde, on en fait partie, on se sent vivant dans un monde rempli lui aussi de vie…
Crimson Desert vient de faire son entrée (fracassante) parmi les plus grands jeux jamais sortis, et c’est vraiment un immense plaisir de jeu qu’il apporte aux joueurs, et vue la taille de l’univers à parcourir c’est certainement un des plus longs plaisirs (durée de jeu) jamais proposé par un jeu !
Combien de centaines d’heures de jeu avant d’en arriver au bout ?
Avec ce que Pearl Abyss vient d’annoncer, on peut penser que cela va être encore plus gigantesque que cela ne l’est déjà aujourd’hui…
Édit 16h30 :
Et encore un nouveau I patch géant version 1.03 publié aujourd’hui !