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TEST - Aurion : L'Héritage des Kori-Odan - Un RPG indépendant venu du Cameroun qui mélange culture traditionnelle et fantasy

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Aurion : L'Héritage des Kori-Odan : Le studio indépendant camerounais Kiro'o Games livre son premier titre, un jeu de rôle teinté d'African Fantasy.

Le milieu du jeu indépendant est très dense, mais il faut bien avouer que la plupart des titres viennent souvent d'Europe, d'Amérique du Nord ou du Japon. Alors quand Kiro'o Games, un petit studio indépendant basé au Cameroun, sort son premier jeu, il y a de quoi être intrigué. D'autant plus qu'il s'agit là d'un Action-RPG qui puise son inspiration aussi bien dans les Tales of que dans l'African Fantasy.

Aurion : L'Héritage des Kori-Odan se présente donc comme un jeu de rôle orienté action comme il en existe déjà beaucoup, mais son origine géographique lui donne une grande originalité. Le titre se déroule en effet en Afrique, dans des lieux imaginaires et toute l'ambiance du jeu est entourée de la culture africaine. Mais outre cette différence notable, le premier titre de Kiro'o Games vaut-il tout de même le détour ? La réponse dans ce test.

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Aurion : L'Héritage des Kori-Odan suit l'histoire d'Enzo Kori-Odan, prince de Zama qui se voit banni de son royaume le jour de son couronnement et de son mariage avec Erine Evou. Son beau-frère intervient au beau milieu de la cérémonie et exile le jeune couple à la suite de son coup d'État. Découvrant pour la première fois le monde extérieur à leur royaume, les deux héros doivent trouver un moyen de regagner Zama alors qu'Enzo effectue en même temps son pèlerinage aurionique, une quête spirituelle lui permettant de gagner en sagesse et en force.

L'histoire du RPG est un vrai régal à suivre, que ce soit pour les joueurs passionnés par la culture africaine ou les autres.

Aurion 2016 04 29 11 09 54 74L'histoire du jeu de rôle de Kori'o Games est particulièrement prenante. Passée l'introduction, le joueur se retrouve dans la même position qu'Enzo et Erine et découvre en même temps qu'eux un monde fictif riche, l'univers étant soigné aux petits oignons. Un peu trop peut-être, tant les explications fusent tout au long de l'aventure, assommant parfois le joueur de détails scénaristiques certes intéressants, mais tellement nombreux qu'il devient difficile de tout suivre sans s'y perdre. Outre le background du jeu, sa trame scénaristique principale permet de découvrir un univers souvent sombre, l'histoire abordant des thèmes tels que le génocide, la corruption en politique, le meurtre, l'adultère ou même le trafic d'humains. Mais Aurion : L'Héritage des Kori-Odan n'est pas un jeu déprimant, bien au contraire, car même si ces sujets graves sont abordés, les réactions et dialogues d'Enzo et Erine viennent contrebalancer ce sérieux, sans tomber dans la comédie. La relation des deux protagonistes est un peu à l'image du jeu, le couple ayant régulièrement des prises de tête concernant leur relation et leurs rôles respectifs, mais leurs échanges donnent également lieu à de beaux moments de complicité parfois amusants.

L'histoire du RPG est donc un vrai régal à suivre, que ce soit pour les joueurs passionnés par la culture africaine ou les autres, mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit là d'un jeu indépendant et cela se ressent fortement sur la partie technique du titre. Graphiquement, Aurion : L'Héritage des Kori-Odan n'est clairement pas une réussite. Le moteur Astral Engine 3 propose une image en deux dimensions dont les textures peinent à séduire à cause de pixels bien trop gros, mais ce sont surtout les animations qui posent problème (notamment celle au début de chaque combat). In-game, le rendu n'est pas toujours fluide, les personnages manquant cruellement de quelques trames supplémentaires, avec une sensation de glisser sur le sol lors des déplacements ou de parler à une statue inanimée pour certains PNJ. Autre souci, les décors dessinés à la main manquent de perspective, ce qui donne lieu à quelques crises de nerfs lors de séquences de plateformes où il est compliqué d'évaluer les distances. Les cinématiques sont enfin très bien chorégraphiées et interviennent en général après un combat contre un boss, mais souffrent ici encore d'un manque d'images pour rendre le tout fluide. Heureusement, ces nombreux défauts techniques se font presque oublier grâce à la patte artistique du jeu, qui donne lieu à un véritable dépaysement si tant est que le joueur oublie les tas de pixels. Les décors sont travaillés, variés, riches en détails, colorés et même si les PNJ sont statiques et trop rares, chaque tableau transmet cette sensation de vie et de lieu qui a survécu aux âges.

Aurion 2016 05 16 12 26 19 93La partie sonore est du même acabit, avec des bruitages réussis, notamment au niveau des cris lors des combats qui savent se renouveler et ne pas être trop présents, mais la musique a de quoi agacer. Si les thèmes sont parfaitement interprétés avec des instruments traditionnels, leur redondance est un véritable fléau, ce qui oblige les moins patients à baisser le volume dans les options. Dommage, car les thèmes sont orignaux, bien réalisés, à tel point que Kori'o Games propose même la bande originale séparément, si le joueur en redemande.

Commenter 5 commentaires

Mutsu
Le test est assez juste d'après ce que j'ai pu lire ailleurs.j'ai pas encore pu l'essayer,mais ce que je regrette le plus c'est que Gamergen faisait partit des premiers à avoir parler de ce jeu. Je pensais que vous alliez le suivre dans les dernières phases du développement et de distribution,histoire de leur donner un coup de pouce.
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Mutsu
Oui mais je voulais dire avant la sortie du jeu, plus rien sur gamergen. Un jeu comme celui-ci méritait bien une ou deux news de votre part..Je pensais à çà en comparaison à des titres comme Doa xtrem 3 oú on a eu un tas d'articles, ceci étant dit merci pour le test.
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Mutsu
Oui je sais bien, comme je l'ai dit ce test me ravi bien sûr. Ce n'était pas tout à fait le sens de mon propos. Juste un regret que j'exprime ici en passant. Ils avaient fait un article sympa la première fois et ça date de 2013.
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