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2Dark keyart

E3 2016 - PREVIEW - 2Dark : Frédérick Raynal en bonne voie pour revisiter le survival-horror

par

Le papa d'Alone in the Dark et Little Big Adventure veut encore innover dans les jeux d'horreur.

En 1992, Frédérick Reynal créait un nouveau genre vidéoludique, le survival-horror, avec Alone in the Dark. Depuis, le style s'est popularisé et grandement modifié, faisant la part belle aux jump scares, voire à l'action, mais le créateur français va revenir sur le devant de la scène cette année avec 2Dark, qui a pour objectif de revisiter le genre et lui redonner ses lettres de noblesse.

2Dark suit les aventures de Mr. Smith, un ancien détective privé qui a vu sa femme assassinée et ses enfants enlevés sous ses yeux par un psychopathe. Véritable cliché des années 80, le héros mène donc son enquête et découvre que de très nombreux enfants se font enlever dans la région, il est donc temps pour lui de tous les sauver. Le titre de Gloomywood se présente comme un jeu avec des décors en 2D et des personnages vus de dessus en 3D et, même si les graphismes comportent des gros pixels et ne sont finalement pas très jolis, le jeu retranscrit parfaitement une ambiance sombre et inquiétante grâce à un moteur qui gère précisément la lumière, très rare et importante dans 2Dark. Smith doit en effet s'infiltrer dans différents lieux pour sauver un maximum d'enfants tout en rencontrant des PNJ, amicaux ou ennemis, et affronter des boss. La difficulté est au rendez-vous, avec des coups souvent létaux et un système de sauvegarde original. Le joueur doit en effet fumer une cigarette, ce qui le rend vulnérable quelques secondes, mais celles-ci sont limitées et il est impossible de connaître le nombre restant. Comme si cela ne suffisait pas, si Smith fume trop, il se met à tousser et donc à faire du bruit.

Une autre mécanique de 2Dark intéressante concerne les enfants qui suivent le héros. Pas question d'avoir affaire à de gentils Lemmings, les bambins n'en font qu'à leur tête et réagissent en fonction du décor. Il peuvent ainsi s'enfuir par peur dans une pièce un peu inquiétante ou partir s'amuser avec un jouet qui est en fait un piège. D'ailleurs, les objets de l'inventaire sont eux aussi imprévisibles et, s'ils sont mal utilisés, peuvent se retourner contre Smith et lui infliger des dégâts. Enfin, le scénario du jeu passe un peu au second plan, avec la présence de cinématiques seulement pour des moments clés de l'aventure, le joueur devant quant à lui essayer de démêler l'intrigue en explorant au maximum les lieux et en trouvant des indices.

2Dark reprend ainsi les codes des premiers survival-horror, avec un inventaire et des sauvegardes limités, mais aussi un arsenal tellement léger qu'il est préférable de ne pas combattre et de privilégier la fuite. Avec tous ces éléments, le joueur ne se sent jamais en sécurité et reste constamment sur ses gardes, résultant en une tension omniprésente. Et c'est bien le but d'un jeu d'horreur. Pour information, le titre de Frédérick Raynal et Gloomywood est attendu sur PC, PS4 et Xbox One dans le courant de l'année 2016.


redacteur vignette Clint008 Amaury M. (Clint008)
Rédacteur PC - Testeur
Explorateur de musique plus ou moins bruyante, collectionneur de casquettes et vénérateur de Blade Runner. J'aime les zombies et Cthulhu.
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Commenter 3 commentaires

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Alexandre S.
Un survival horror c'est quand même censé faire peur, là avec ce type de graphismes je me demande bien comment les développeurs vont réussir ce pari. Parce que franchement, bien que le trailer soit sympa, je ne retrouve pas du tout le genre d'ambiance que j'attends de ce type de jeu. Wait & see.
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