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INTERVIEW - Yara Khoury, productrice associée, nous parle de Dead Space 3

par
Source: MEDIAGEN

Yara Khoury, associate producer chez Visceral Games, a répondu à nos questions sur le nouvel opus de Dead Space.

Dead Space 3 est maintenant sorti depuis quelques jours et, malgré certaines critiques, il semble plutôt bien accueilli par la majorité des acheteurs. D'ailleurs, à ce sujet, si vous n'avez pas encore lu notre test, nous vous invitons à le faire via cet article : TEST - Dead Space 3 : action ou vérité ?

Jeudi dernier, nous étions conviés à une journée presse dédiée aux quatre prochains jeux EA à sortir : Dead Space 3, Crysis 3, Army of Two 3 et Fuse. Alors que les publications issues de cette journée concernant les trois autres titres sont encore sous embargo, nous vous faisons profiter de l'interview de Yara Khoury, directrice associée chez Visceral Games à San Francisco.

  • Mediagen : Quel est le rôle d'une productrice associée ?

Yara Khoury : chez Viscelal Games, les producers sont responsables de la qualité du contenu qu'ils produisent. Un jeu est donc divisé, structuré en certaines features qui sont, ensuite, attribuées à certains producers. Par exemple, pour ma part, j'ai eu les scènes cinématiques sous ma responsabilité, ainsi que quelques chapitres et la fonction Kinect. Le producer, en gros, a en charge d'exécuter la vision des directeurs artistiques, créatifs, des producers exécutifs et donc d'aligner la team autour de cette vision créative et faire en sorte de gérer la production par itération, et s'assurer que le contenu est qualitatif, fun pour le joueur et atteint les objectifs fixés lors de la désignation des features.

  • Est-ce difficile de prendre la main sur une licence aussi forte sans avoir participé aux précédents opus ?

Yara Khoury : alors, j'ai travaillé sur Dead Space 2, sur les cinq derniers mois de production, cela m'a bien introduite à l'univers et, petite anecdote, j'étais en stage chez EA France sur l'année 2008, sur le label EA Games, et, donc, j'ai participé au lancement de Dead Space en France.

  • Le succès des deux premiers épisodes ne met-il pas la pression ?

Yara Khoury : alors oui, il y a toujours une petite pression au moment de la sortie du jeu, avec, pour nous, une grande attente du retour des joueurs, nous espérons vraiment que les joueurs vont apprécier ce nouvel opus et, pour l'instant, les retours ont été très positifs sur la démo et donc très, très, très heureuse de voir le jeu sortir aujourd'hui.

  • Qu'apporte, sur le plan de l'histoire, ce nouvel opus de Dead Space ?

Yara Khoury : pour faire un petit récap, Dead Space est une franchise très science-fiction qui plonge le joueur dans un milieu où la Terre a été vidée de ses ressources, et donc les humains sont obligés d'aller dans l'espace pour aller forer de nouvelles planètes et récupérer ces ressources. Lors d'une expédition d'excavation, ils ont découvert un marqueur qui est à l'origine de l'infestation nécromorphe qui est un virus qui infecte les hommes et les transforme en nécromorphes, des monstres assez immondes et très particuliers à l'univers de Dead Space. Nous retrouvons dans Dead Space 3 ces nécromorphes et cette fiction autour du marqueur, sauf que dans Dead Space et Dead Space 2, nous n'expliquions pas vraiment quels étaient les liens entre les marqueurs et l'infestation, le lien entre tous les marqueurs qui existent dans l'univers de Dead Space et dans Dead Space 3. Nous allons creuser cet univers-là avec, aussi, le lien psychologique que le marqueur joue sur les personnages humains. Isaac, le héros, en a été la victime dans Dead Space, et surtout dans Dead Space 2, où il a été sous l'effet de la démence. Avec Dead Space 3, nous allons encore exploiter le thème de la démence. 

 

INTERVIEW - Yara Khoury

 

  • Ne craignez-vous pas que les nouveautés (co-op, crafting, plus d'action...) effraient les fans de la première heure ?

Yara Khoury : alors, la team Dead Space a une culture très très forte de l'exécution de la qualité, c'est-à-dire que je pense que cela se reflète vraiment dans nos jeux jusqu'à présent. Nous n'entreprenons que des choses que nous savons pouvoir effectuer à la perfection. Du coup, la vision que nous avons eue du crafting, des quêtes annexes, etc., nous sommes vraiment contents du résultat final. Je pense vraiment que la qualité est au rendez-vous et, du coup, c'est pas trop tant que c'est bon. Je pense vraiment que nous sommes heureux du résultat.

  • En ne rendant pas obligatoire l'utilisation des nouveautés, pensez-vous arriver à satisfaire de nouveaux joueurs tout en gardant les anciens qui seraient réfractaires au changement.

Yara Khoury : c'est quelque chose de très important, pour nous, effectivement, dans Dead Space 3, nous avons amené beaucoup d'innovations. Seulement, cela reste un Dead Space et il faut que le joueur puisse retrouver son aventure traditionnelle. Donc, pour nous, c'était très important qu'en introduisant la campagne en co-opération nous n'impactions pas la campagne en solo, sans partenaire d'intelligence artificelle, ce qui contribue à l'atmosphère de l'isolation, claustrophobique, etc. Donc, ça, nous n'y avons pas touché, c'était très important pour nous que le joueur puisse retrouver son expérience très classique de Dead Space, mais, encore une fois, nous voulions la rendre encore plus excitante en proposant différentes manières d'expérimenter le jeu. Et effectivement, nous avons rajouté la co-op qui est une autre manière de vivre la campagne. Nous y accentuons le personnage de John Carver, et comme vous le savez, dans la série Dead Space, nous aimons beaucoup creuser la psychologie des personnages et amener de nouvelles thématiques. John Carver, c'était l'occasion de creuser un peu dans la psychologie, non seulement la sienne, mais aussi celle d'Isaac puisque ces interactions définissent aussi son identité. Et puis, de manière générale, vous avez parlé d'action. Effectivement, dans Dead Space 3, nous ressentons de manière générale la volonté, pour nous, de proposer différentes émotions pour le joueur dans le jeu. Nous en conservons tout à fait l'identité avec l'horreur mais, effectivement, nous proposons des moments un peu plus d'action, des moments plus axés sur l'histoire, car c'est très important pour nous de répondre aux questions des joueurs autour de l'affection de Dead Space et, quand même, proposer l'horreur et la tension qui ont fait le succès de la série jusque-là.

  • Quel futur pour Dead Space ?

Yara Khoury : nous venons d'annoncer un DLC, qui prolonge un petit peu l'aventure avec, pour le coup, un épisode qui est vraiment très perturbant psychologiquement. C'est, probablement, un des plus axés horreur des derniers opus de la série et donc cela va être sympa pour les fans qui apprécient ce côté-là de la franchise. Et puis, nous avons aussi annoncé Libération, qui est une nouvelle graphique qui introduit le nouveau personnage de John Carver plus en détail et cela démontre, une nouvelle fois, notre volonté de toujours étendre notre univers au travers de différents médias, que ce soit des comics, comics book, des nouvelles, des animés et, du coup, cela reste un univers qui reste à approfondir... À suivre !

Commenter 15 commentaires

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BABYBOL93
Bonsoir,
Ils me font rire chez EA :D
Pourquoi?
Car ils sortent un jeu plus orienté action, qui déçois les fans de la première heure, et ensuite ils parlent de sortir un DLC qui est plus orienté survival-horror pour que ceux qui sont restés sur leur faim l'achète...

PITOYABLE
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Rikkimaru
MaGiXieN a écrit:Au contraire, c'est la preuve que EA essaye de satisfaire tout le monde.

Je suis pas trop d'accord.
Sortir un DLC après coup pour refaire passer les joueurs à la caisse c'est plus pour satisfaire son compte en banque que les joueurs.
Attention je critique pas EA vu que la quasi-totalité des studios le font eux aussi. Je dis juste qu'il ne faut pas prêté à EA des attentions qu'ils n'ont pas. Comme le dit Ichimaru777 je vois pas en quoi nous sortir un DLC ça veut dire qu'ils sont à l'écoute des joueurs et qu'ils essayent de tous nous satisfaire. Un meilleur compromis dans l'équilibrage action/horreur (si on peut appelé ce qu'il reste "horreur") aurait plus été un signe de leur "écoute" vis-à-vis de l'ensemble de la communauté des joueurs de Dead Space, les anciens comme les nouveaux.
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Schadows
J'ai bien rigoler en écoutant la l'interview, avec ce spectre de jean claude vandame avec des mots anglais qui s'insère a tout bout de champs dans le discours (surtout au début).

J'ai ri jaune quand elle a parlé des bons retour de la démo u__u

Concernant les DLC, cela semble logique d'un point de vue économique de sortir celui-ci, orienté horreur qu'ils disent, en DLC puisqu'il cherche avant tout à attiré plus de monde avec le jeu de base et ciblé les rares intéressé par l'horreur via le contenu additionnel.

C'est vrai que de mon côté je n'aurai pas de soucis à choisir entre minimum 2 potes pour le faire en coop (j'attends de le finr en solo d'abord), mais pour les autres, ils auraient fallu pouvoir faire l'aventure de Carver en temps que second scénario.
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Eric de Brocart
Schadows a écrit:J'ai bien rigoler en écoutant la l'interview, avec ce spectre de jean claude vandame avec des mots anglais qui s'insère a tout bout de champs dans le discours (surtout au début).


A sa décharge, elle est française mais vit aux USA. Elle parle donc anglais "all day long", toute l'année. du coup, y'a de quoi en perdre son français^^

Pour le reste, je suis pas contre un bon DLC, moi ^^
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