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Kojima Hideo

Hideo Kojima : "Maintenant que je suis indépendant, je peux faire ce que je veux"

par
Source: New Yorker

Le papa des Metal Gear tance les grandes entreprises, sans nommer Konami.

Le divorce entre Hideo Kojima et Konami ressemble à un classique bien connu, celui du fils prodigue qui s'émancipe pour mieux voler de ses propres ailes. C'est d'ailleurs dans cet état d'esprit qu'est maintenant le papa des Metal Gear, jouissant d'une liberté pleine pour mieux se retrouver. Dans un entretien accordé à New Yorker, Hideo Kojima confirme à demi-mot les raisons de son départ, même s'il n'a pas vraiment le droit d'en parler.

Kojima Hideo

Hideo Kojima a atteint la maturité suffisante pour se lancer dans le grand bain sans avoir une grosse structure derrière. Il ne veut plus avoir les pieds et poings liés :

Les jeux ont évolué au-delà du simple divertissement interactif, vers un média riche qui peut offrir du drama et des éléments plus profonds. En ce sens, les jeux japonais sont devenus durs à vendre : leur sensibilité et leur identité culturelle sont trop distinctes. Et la seule manière de créer des gros jeux est de cibler un marché global. Mais pour viser un marché global, le management derrière le projet doit avoir une vision sensée de ce qui va fonctionner et se doit de vouloir prendre des risques. Si vous êtes seulement focalisés sur le profit immédiat, vous passerez à côté. Ce sera impossible de rectifier le tir.

Hideo Kojima critique carrément la structure des grosses sociétés, particulièrement les japonaises (donc Konami indirectement) :

Quand vous travaillez dans une grosse société, et plus spécifiquement les japonaises, même les petits détails doivent être approuvés en amont, et vous devez remplir des papiers pour tout et n'importe quoi. Maintenant que je suis indépendant, je peux faire ce que je veux et plus rapidement. Je n'ai pas à perdre du temps dans des présentations inutiles. Je prends en charge les risques. Quand je travaillais pour une société, mes pensées personnelles pouvaient être balayées par la direction. Ainsi, je n'avais rien le droit de dire.

Pour l'anecdote, Hideo Kojima a d'abord pensé à se vider l'esprit pendant un an sur une île déserte. Un ami d'Hollywood l'en a dissuadé :

En entendant ça, j'ai compris que mon rôle dans ce monde était de continuer à faire des grands jeux aussi longtemps que je peux. C'est ma mission. Celle que j'ai reçue dans ma vie.

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Commenter 17 commentaires

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Genesis
Pour l'anecdote, Hideo Kojima a d'abord pensé à se vider l'esprit pendant un an sur une île déserte. Un ami d'Hollywood l'en a dissuadé :

"En entendant ça, j'ai compris que mon rôle dans ce monde était de continuer à faire des grands jeux aussi longtemps que je peux. C'est ma mission. Celle que j'ai reçue dans ma vie. "


:lol: Ce passage m'a tué... Mais c'est Jesus Kojima ! :lol:

Plus sérieusement, elle est fiable cette anecdote de l'ami hollywoodien ?
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ariakas
THM077 a écrit:"Maintenant que je suis indépendant, je peux faire ce que je veux" dit il en signant une exclu avec Sony dont il parait qu'il sera l’éditeur...


ça n'est pas contradictoire. Sony offre de l'argent pour une exclu, pas pour modifier le contenu.
être indépendant ne signifie pas ne pas faire de choix stratégiques.
La PS4 proposant de meilleures performances que la One théoriquement, ça évitera en plus des soucis de portages PC/One.
économie, gain de temps, argent de l'exclusivité.
Franchement, c'est un modèle qui devrait être étendu sinon généralisé.
Je trouve ça très bien que Forza soit une exclu Microsoft par exemple, ça justifie l'achat d'une 360 ou One pour ce type de jeux.
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Joker
Tant mieux pour lui. J'ai ri à la fin par contre, avec l'histoire de l'île déserte. Il aurait dû le faire. :mrgreen:

Sinon, petite faute dans la première citation :

Mais pour viser un marché global, le management derrière le projet doit avoir une vision censée de ce qui va fonctionner et se doit de vouloir prendre des risques.


Sensé = plein de bon sens, raisonnable.
Censé = Réputé, présumé.
:mrgreen:
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Hakase
@kajjun

En voilà donc un commentaire bien hautin. Je ne sais pas ce qui te permet d'affirmer ça. :shock:

Par exemple Quantic Dream est un studio indépendant qui a pour éditeur Sony, ce n'est pas ça qui les a empêché de passer de nombreuses années à développeur leurs jeux sans rien sortir en étant totalement libre dans leur création.
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Soulmat
Joker a écrit:Sinon, petite faute dans la première citation :

Mais pour viser un marché global, le management derrière le projet doit avoir une vision censée de ce qui va fonctionner et se doit de vouloir prendre des risques.


Sensé = plein de bon sens, raisonnable.
Censé = Réputé, présumé.
:mrgreen:


Tout à fait, merci pour le signalement, rectifié.
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